25 septembre 2008
Lectures
Quelques petites lectures...
Dans le métro...
Brune, chanteuse du métro Bastille
Au cinéma...
"Le premier jour du reste de ta vie"
Et surtout, au théatre...
05 juillet 2008
Polka, parce qu'elles valent le coup...

un lien vous expliquera bien mieux que des palabres de ma part...
"Polka, un univers envoûtant" par Anne-Laure Bovéron
14 avril 2008
Découverte coup de Chorus
Vendredi soir à La Défense. Salle comble.
Tous sont venus écouter la soirée de clôture du Festival Chorus, Keren Ann et Alain Bashung, rien qu’eux !
Pourtant, à 19h30, une étonnante jeune fille se place sur scène, pour la première partie. Mélanie Pain. Et, pour notre plus grand bonheur, nous sert 8 morceaux, dont un magnifique a capela. En 45 minutes de concert, cette petite brunette laisse une jolie place à un poème de Pierre Réverdy « Tard dans la vie », in Liberté des mers :
« Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place ou la foudre a frappé trop souvent
Un coeur ou chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement »
Sa mèche sur le front et sa robe en mousseline blanche, comme venue d’un autre temps, un papillon accroché à la ceinture, elle est à l’image même de ses chansons, douce et éraillée, enrouée et enjouée, poétique et mélancolique. Elle brille sur scène, auréolée de ses 3 musiciens, guitare, basse et batterie, et s’accompagne de temps à autre de divers instruments.
Parfois musicalement et physiquement, elle n’est pas sans rappeler une potentielle soeur cadette de Keren Ann.
Et puis faisant écho à Chorus et son slogan, elle interprètera une chanson plus que marquante « 20 ans », le plus bel âge, de et selon Chorus 2008. Entre autre aussi se succèdent « La cigarette », « Peut-être pas », « Helsinki »... Ceux qui ne la connaissaient pas encore ont été surpris de sa présence aérienne et mélodieuse, et ont peut-être même fini par oublier qu’ensuite, deux grandes images de la chanson française viendraient nous conter leurs musiques…
A découvrir et à applaudir.
Claire Berthelemy
Au nom de Rose
C’est
une Rose douce et mélodieuse qui a su conquérir le Théatre Firmin
Gémier d’Antony le 3 avril au soir, pour le fameux Festival Chorus des
Hauts de Seine. D’abord, un petit clin d’œil à
Hugh Coltman et Thomas Naïm, 2 musiciens qui ont su réunir leurs voix
et guitares pour nous servir de la soul, du folk et du blues pour la
première partie du spectacle. A
ses côtés, quatre garçons, dans le vent d’une fleur qui continue
d’éclore au sein de l’univers féminin de la musique à textes : une
basse, une guitare, une batterie et un clavier l’accompagnent. Au
menu, ses classiques comme « Je m’ennuie », « Sombre con » plus que
génial, « Rose », « L’acide », etc… et une exclusivité en prime : sa
nouvelle chanson, sur son prochain album « J’guéris ». Rappelée bien sûr par les fans, elle a offert un « Ciao Bella » poignant. Pour la petite histoire, cette amoureuse des mots dédie sa chanson à son grand-père, « qui manque à sa vie ». Une
heure trente de concert, pour un moment qui ne restera pas éphémère, ni
dans les yeux, ni dans les oreilles de ceux présents. Peut-être y
étiez-vous… Bref, une Rose ravissante qui ne manque pas de piquants, ni de naturel ! Un petit tour par son site : www.rose-lesite.fr Claire Berthelemy
Puis,
en débardeur, jean et talons hauts, Rose a usé de sa voix suave sur
scène pour séduire son public éclectique : familles, jeunes filles,
couple plus âgés… Les groupies ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit d’entonner le refrain de « La liste » !
Keren Ann, toute en féminité, Chorus 2008
Not going anywhere, Keren Ann ne va pas n'importe où...
Elle a coupé ses longs cheveux bruns depuis la pochette de son nouvel album éponyme, Keren Ann,
sorti en 2007. Auteur-compositeur de talent, ses origines multiples
(née en Israël, son père est russe et sa mère hollandaise...) se
reflètent dans les chansons de cette new-yorkaise d’adoption, mais qui
ne délaisse pas pour autant le sol français.
Elle, c’est l’alternance du rock et de la pop douce,
de la guitare sèche et de celle plus électrique, du français et de
l’anglais. De la chaleur de ses textes se dégage une ambiance
calfeutrée, délicate, et sa présence sur scène est sans conteste
magique.
Mais
Keren, c’est aussi un personnage, du début à la fin, d’une dualité
maniée à merveille, elle enfile un masque différent à chaque morceau.
Enfant du rock en anglais pour quelques chansons de son dernier album,
elle excelle, notamment avec « Not going anywhere » ou encore « Lay your head Down». Le sol vibre sous le son de « Que n"ai-je ? » qu’elle interprète avec brio et sensibilité qu’on lui connaît maintenant.
Les 20 ans du Festival Chorus auraient du être ceux d’Henri Salvador
qui était programmé à concerter le samedi 12 avril pour la clôture...
Pour rendre hommage à cette homme d’exception pour qui elle a écrit
avec son partenaire musical, Benjamin Biolay, une grande partie des titres de l’album « Chambre avec vue » et dont elle fit la première partie de l’Olympia en 2001, Keren Ann brillera avec une de ses dernières chansons « Jardin d"hiver ».
Unanimement saluée par le public qui la rappelle,
elle n’a pas déçu, à la fois énergique et sensible, cette femme qui a
su captiver la salle comble pour l’occasion...
Les Victoires de la Musique, qui ne l’ont pour le moment jamais récompensé n’ont qu’à bien se tenir.
Claire Berthelemy

















