06 juillet 2009
Saut à l'élastique, Solidays 2009
01 juillet 2009
Les Solidays 2009, partie two: La cérémonie des Noms
Avant les photos, un petit texte....
Hommage aux victimes du Sida, le Patchwork des Noms aux Solidays...
"17h, le rendez-vous est pris sur la scène Paris. Grand
moment du festival que celui de l’hommage à tout ceux qui sont morts,
victimes du Sida, n’ayons pas peur des mots. Impressions d’avoir été
projetés hors du temps pendant une heure…
En 1987 a lieu aux Etats-Unis le
premier Patchwork, deux ans plus tard en France. C’est donc cette
année, 2009, un (triste) vingtième anniversaire de cette commémoration.
En permettant aux proches des victimes de célébrer leur défunt,
l’association à l’origine de l’idée leur propose d’avancer dans leur
deuil, dont on sait que la plaie de la perte ne se refermera sans doute
jamais. Chaque famille qui le souhaite peut apporter au Patchwork des
Noms un carré de tissu symbolisant leur proche, un message qui pourrait
lui être adressé. Le Patchwork émouvant se fabrique avec amertume
surement, apaisement, peut-être.
Hier, aux Solidays, les festivaliers et une partie des bénévoles se
sont avancés vers la scène, en riant, en trébuchant, parfois les deux.
Ils se sont assis, presque un par un. L’immense partie d’herbe est
bientôt pleine d’hommes et de femmes qui savent ce qu’ils sont venus
écouter. Il est 17h et tout à coup, le silence se fait, sur scène et
au-delà.
Quoi de plus poignant que ces milliers de spectateurs, assis en
silence, respectueux et sensible à l’écoute de la lecture d’une liste
de noms des victimes de cette pandémie, dévastatrice. Car cette heure,
incroyablement courte au regard de l’émotion qu’elle soulève, a vu se
succéder sur la grande scène des lecteurs de noms et prénoms, lancés
dans l’air étouffant de ce dimanche. Sœur Salem, une des sœurs de la
Perpétuelle Indulgence, Antoine De Caunes, Didier Wampas, Dominique
d’une association de la Réunion, d’autres du Mali et du Cameroun, Act
Up, Sylvie, membre de l’association Allegro Fortissimo, tous à leur
tour vont égrener un par un les noms de ceux qui ont disparu. Des
hommes et des femmes qui ont tous été cible, puis victime d’un virus
effroyable.
Solidays, c’est aussi ça, rire et chanter, en se souvenant que la
cause ne doit pas être vaine et que cette cérémonie doit signifier ce
pour quoi les spectateurs sont venus.
Les représentants d’associations, très nombreuses, vont émouvoir la
foule venue et, silencieux, nombreux sont ceux qui ne pourront
s’empêcher de pleurer. Palpable, jusque dans la lecture même des noms,
qui n’aurait pu rester serein face à ces voix tremblantes de la liste à
la mémoire des danseurs morts du Sida? Ce ne sont pas de simples noms
lancés devant les festivaliers, derrière, ce sont des hommes et des
femmes. Au milieu de tous, quelques bénévoles se lèvent et déploient
les patchworks de noms, ils sont quatre parfois plus, parfois moins et
ils tournent, chacun un morceau des carrés de tissus assemblés. On peut
y lire, "Papa, tu me manques", "Jess 16 ans", "I miss you", "Roxanne et
Cédric", "à Henri", "Vous resterez tous à jamais dans nos cœurs", "Ne
soyez pas indifférents", etc… En fond sonore, Anthony and The Johnson
chante You are my sister…
L’heure est presque passée, d’un seul homme ou presque, le public s’est
levé et s’est avancé, toujours silencieux, vers la scène. Chacun s’est
trouvé un morceau d’herbe où s’allonger, pour clôturer la cérémonie.
On savait tous, de façon encore plus poignante, pourquoi et pour qui il ne fallait cesser de se battre.
"
D'autres photos chez Anne-Laure et diaporama complet sur Obiwi.fr
30 juin 2009
Les Solidays 2009, partie one!

Stand du Secours Populaire: chacun peut prendre un post-it et y écrire un mot contre le Sida.
Ici un petit cours de massage cardiaque sur mannequin...
Une des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence après le Patchwork des Noms (explications à venir dans la semaine)
27 juin 2009
Les Solidays 2009
à venir, très prochainement, en exclusivité (euh non pas du tout une exclu, mais ça sonne bien...) une série d'illustrations sur les Solidays qui se déroulent du 26 au 28 juin à l'Hippodrome de Longchamp.
En attendant, une copine retrouvée par hasard en tant que bénévole (y'en a 800 des volontaires et j'compte même pas les spectateurs, alors pour un hasard, c'est... un hasard.)

























